Paysages et Paysans, 1899
La vieille Échelle
Gisant à plat dans la pierraille,Veuve à jamais du pied humain,L’échelle, aux tons de parchemin,Pourrit au bas de la muraille.
Jadis, beaux gars et belles filles,Poulettes, coqs, chats tigrésMontaient, obliques, ses degrés,La ronce à présent s’y tortille.
Mais, une margot sur le puitsSe perche… une autre encore ! et puis,Toutes deux quittant la margelle
Pour danser sur ses échelons,Leurs petits sauts, tout de son long,Ressuscitent la pauvre échelle.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources