Paysages et Paysans, 1899
Les Pierres
Par monts, par vaux, près des rivières,Les frimas font à volontéDes blocs d’ombre et d’humiditéAvec le gisement des pierres.
Sous le vert froid des houx, des lierres,Sous la ronce maigre, — à côtéDu chardon déviolettéCela dort dans les fondrières,Plein d’horreur et d’hostilité,Donnant aux brandes familièresUne lugubre étrangeté.
Mais sitôt qu’on voit les chaumièresRefumer bleu dans la clarté,C’est le soleil ressuscitéQui refait couleurs et lumières,De la vie et de la gaietéAvec le gisement des pierres.
17 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources