Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre troisième
V. A M. rouillé
Myrtes d’Amour, pampres du dieu de l’Inde,Ne sont moissons dont je sois fort chargé ;En qualité de citoyen du Pinde,Le laurier seul est le seul bien que j’ai.Bien qu’en soyez noblement partagé,Ne dédaignez pourtant notre guirlande,Car ce laurier, dont je vous fais offrande,Ressemble assez aux faveurs d’une Iris.Ce don, commun, devient de contrebande :Mais est-il rare ? il vaut encor son prix.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources