Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
VI. « Ce pauvre époux me fait grande pitié »
Ce pauvre époux me fait grande pitié !Incessamment son diable le promène.Au moindre mot que nous dit sa moitié,Il se tourmente, il sue, il se démène.Fait-elle un pas ? le voilà hors d’haleine :Il cherche, il rôde, il court deçà, delà.Eh ! mon ami, ne prends point tant de peineTu serais bien dupé sans tout cela.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources