Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
IV. « De ce bonnet, façonné de ma main »
De ce bonnet, façonné de ma main,Je te fais don, me dit un jour ma belle :Sache qu’il n’est roi, ni prince romain,Qui n’enviât faveur si solennelle.Malheur plutôt, dis-je, à toute cervelleQue vous coiffez ! le grand diable s’y met.Va, va, j’en coiffe assez d’autres, dit-elle.Sans leur donner ni toque ni bonnet.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources