Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre premier
XXVII. « Le teint jauni comme feuilles d’automne »
Le teint jauni comme feuilles d’automne,Et n’invoquant autre dieu qu’Atropos,Amour s’en vint, qui me la baillant bonneTais-toi, dit-il, tu trouveras repos.Je me suis tu, croyant sur ce proposDe ses mignons aller grossir la liste.Mais c’est pitié ! Loin que ce dieu m’assiste,En me taisant, mon mal devient plus fort.J’entends, Amour : vous êtes bon sophiste ;J’aurai repos, oui, quand je serai mort.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources