Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
XII. « Le traducteur qui rima l’Iliade »
Le traducteur qui rima l’Iliade,De douze chants prétendit l’abréger :Mais par son style aussi triste que fadeDe douze en sus il a su l’allonger.Or, le lecteur, qui se sent affliger,Le donne au diable, et dit, perdant haleine :Hé ! finissez, rimeur à la douzaine !Vos abrégés sont longs au dernier point.Ami lecteur, vous voilà bien en peine ;Rendons-les courts en ne les lisant point. —
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources