Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
XXIII. « Monsieur l’abbé, vous n’ignorez de rien »
Monsieur l’abbé, vous n’ignorez de rien,Et ne vis onc mémoire si féconde.Vous pérorez toujours, et toujours bien,Sans qu’on vous prie et sans qu’on vous réponde.Mais le malheur, c’est que votre facondeNous apprend tout, et n’apprend rien de nous.Je veux mourir si, pour tout l’or du monde,Je voudrais être aussi savant que vous.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources