Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
I. « Quand, pour ravoir son épouse Eurydice »
Quand, pour ravoir son épouse Eurydice,Le bon Orphée alla jusqu’aux enfers,L’étonnement d’un si rare capriceEn fit cesser tous les tourments divers.On admira, bien plus que ses concerts,D’un tel amour la bizarre saillie ;Et Pluton même, embarrassé du choix,La lui rendit pour prix de sa folie,Puis la retint en faveur de sa voix.
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources