Rimes familières, 1890· Sonnets
Le Fouji-yama
La solitude sied‖ à l’âme endolorieLasse de tout plaisir‖ et veuve du bonheurQui n’a plus rien à craindre‖ et se sent aguerrieContre l’âpre destin‖ par l’excès du malheur.
Vous qui souffrez et qui‖ pleurez, n’ayez pas peurD’être seuls ; de vos maux‖ il se peut que l’on rieSi vous vous asseyez‖ près du joyeux viveur,Et la foule banale‖ est aux lieux où l’on prie.
Ce mont fut un volcan :‖ le temps l’a dévasté,Il est éteint. Les jours‖ sont passés, où la laveLe long de ses beaux flancs‖ ruisselait comme un gave.
Maintenant revêtu‖ d’immortelle beauté,Seul dans le ciel, géant‖ de neige à l’aspect grave,Il n’est plus que silence‖ et qu’immobilité.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abab] 1[abbaba]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a endolorie / aguerrie féminine, classiqueb bonheur / malheur masculine, classiquea peur / viveur masculine, classiqueb rie / prie féminine, classiquea dévasté / beauté / qu’immobilité masculine, classiqueb lave / gave / grave féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Rimes familières, Paris, Calmann Lévy, 1890· numérisation wikisource.org· Sources