Rimes familières, 1890· Strophes
Γνωτι Σεαυτον
La mer tente ma lyre‖ avec ses épouvantes,Ses caresses de femme‖ et ses goëmons verts.Ô mer trois fois perfide !‖ alors que tu me hantesSur mon indignité‖ j’ai les yeux grands ouverts.
Je pourrais comme un autre‖ en alignant des rimesDire ton glauque azur‖ aux vastes horizons ;Je pourrais par des mots‖ semés sur tes abîmesFaire comme les flots‖ s’entrechoquer des sons.
Mais non, je suis trop peu‖ pour cette rude tâche ;Tu m’as découragé‖ par ton immensité.L’effort est surhumain‖ et je me sens trop lâchePour peindre dans mes vers‖ ta terrible beauté.
Que d’autres plus hardis‖ t’adressent la parole,Comparent ton murmure‖ à celui du sapin ;Je n’ose pas. Et puis‖ ce serait chose folleDe te chanter encor‖ après Jean Richepin.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a épouvantes / hantes féminine, classiqueb verts / ouverts masculine, classiquea rimes / abîmes féminine, classiqueb horizons / sons masculine, classiquea tâche / lâche féminine, classiqueb immensité / beauté masculine, classiquea parole / folle féminine, classiqueb sapin / Richepin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Rimes familières, Paris, Calmann Lévy, 1890· numérisation wikisource.org· Sources