Au Jardin de l’Infante, 1893
III. « Lune de cuivre — Parfums lourds »
Lune de cuivre — Parfums lourds…Comme des lampes sous un dômeLes astres brûlent ; l'heure embaume ;Les fleurs dorment dans le velours.
L'âme en langueur des jardins sourdsExhale d'étouffants arômes.L'eau des porphyres polychromesDans les bassins pleure, toujours.
Nulle ombre de feuille qui bouge.Seule, ta lèvre éclate, rouge,A la flamme du haut flambeau ;
Et tu sembles, dans l'air nocturne.Dure et fatale comme l'urneImpénétrable d'un tombeau.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a lourds / velours masculine, classiqueb dôme / embaume féminine, classiquea sourds / toujours masculine, classiqueb arômes / polychromes féminine, classiquea bouge / rouge féminine, classiqueb flambeau / tombeau masculine, classiquea nocturne / l'urne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre Poétique Complète, Paris, MERCURE DE FRANCE, 1921· numérisation poesies.net· Sources