Au Jardin de l’Infante, 1893
Ville morte
Vague, perdue au fond‖ des sables monotones,La ville d'autrefois,‖ sans tours et sans remparts,Dort le sommeil dernier‖ des vieilles Babylones,Sous le suaire blanc‖ de ses marbres épars.
Jadis elle régnait :‖ sur ses murailles fortesLa victoire étendait‖ ses deux ailes de fer.Tous les peuples d'Asie‖ assiégeaient ses cent portesEt ses grands escaliers‖ descendaient vers la mer…
Vide à présent, et pour‖ jamais silencieuse,Pierre à pierre, elle meurt,‖ sous la lune pieuse,Auprès de son vieux fleuve‖ ainsi qu'elle épuisé.
Et seul, un éléphant‖ de bronze, en ces désastres.Droit encore au sommet‖ d'un portique brisé,Lève tragiquement‖ sa trompe vers les astres.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef gfg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a monotones / Babylones féminine, classiqueb remparts / épars masculine, classiquea fortes / portes féminine, classiqueb fer / mer masculine, classiquea silencieuse / pieuse féminine, classiqueb épuisé / brisé masculine, classiquea désastres / astres féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre Poétique Complète, Paris, MERCURE DE FRANCE, 1921· numérisation poesies.net· Sources