Aux Flancs du Vase, 1898
Les constellations
Clydie, au crépuscule‖ assise dans les fleurs,Regarde, à l’orient,‖ de ses beaux yeux rêveursLes constellations,‖ claires géométries,Au velours bleu du soir‖ fixer leurs pierreries.Mélanthe les indique‖ et, le doigt vers les cieux,Les nomme par leurs noms‖ doux et mystérieux :Pégase, le Dragon,‖ Cassiopée insigne,Andromède et la Lyre,‖ et la Vierge et le Cygne,Et le grand Chariot‖ qui brille éblouissantEt, seul, n’a point de part‖ aux bains de l’Océan.La majesté des dieux‖ avec l’ombre descend,Donnant une âme auguste‖ aux choses familières.Sur le bord opposé‖ du golfe, des lumièresBrillent ; par instants glisse‖ et s’éloigne un bateau.Le bruit des rames va‖ s’affaiblissant sur l’eau…Et les amants, dont l’âme‖ au firmament s’abîme,Enivrés de la nuit‖ transparente et sublime,Parfois ferment les yeux‖ et soudain, ô douceur !Retrouvent tout le ciel‖ étoilé dans leur cœur.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 8[aa] 1[aaa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a fleurs / rêveurs masculine, classiqueb géométries / pierreries féminine, classiquec cieux / mystérieux masculine, classiqued insigne / Cygne féminine, classiquee éblouissant / l’Océan / descend masculine, non classiquef familières / lumières féminine, non classiqueg bateau / l’eau masculine, classiqueh s’abîme / sublime féminine, classiquei douceur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 1.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre Poétique Complète, Paris, MERCURE DE FRANCE, 1921· numérisation poesies.net· Sources