Le Chariot d’or, 1900· Les roses dans la coupe
« J'aime l'aube aux pieds nus qui se coiffe de thym »
J'aime l'aube aux pieds nus‖ qui se coiffe de thym,Les coteaux violets‖ qu'un pâle rayon dore,Et la persienne ouverte‖ avec un bruit sonore,Pour boire le vent frais‖ qui monte du jardin,
La grand'rue au village‖ un dimanche matin,La vache au bord de l'eau‖ toute rose d'aurore,La fille aux claires dents,‖ la feuille humide encore,Et le divin cristal‖ d'un bel œil enfantin.
Mais je préfère une âme‖ à l'ombre agenouillée,Les grands bois à l'automne‖ et leur odeur mouillée,La route où tinte, au soir,‖ un grelot de chevaux,
La lune dans la chambre‖ à travers les rideaux,Une main pâle et douce‖ et lente qui se pose,« Deux grands yeux pleins d'un feu‖ triste », et, sur toute chose,
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a thym / jardin masculine, classiqueb dore / sonore féminine, classiquea matin / enfantin masculine, classiqueb d'aurore / encore féminine, classiquea agenouillée / mouillée féminine, classiqueb chevaux / rideaux masculine, classiqueb pose / chose / n'ose féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Chariot d’or, Paris, Paris : Mercure de France, 1912· numérisation ATILF Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française· Sources