La Gloire du souvenir, 1872
« Ayant écrit ces vers ainsi qu'un testament »
Ayant écrit ces vers‖ ainsi qu'un testamentOù du peu que je fus‖ quelque chose demeure,Il n'importe aujourd'hui‖ que je vive ou je meure,Pourvu qu'ils aient conté‖ mon immortel tourment !
Pourvu qu'ils aient charmé,‖ ne fût-ce qu'un moment,Fugitifs et lointains‖ comme une voix qui pleure,Celle dont je serai,‖ jusqu'à la dernière heure,Le triste, le fidèle‖ et l'inutile amant !
Donc, si quelqu'un me dit‖ parjure à la penséeDu meilleur de mon sang‖ dans ces lignes tracée,Sois là pour me défendre‖ et pour le châtier,
Livre ! Car c'est à toi‖ que ma fierté les fie,Ces témoins de l'orgueil‖ douloureux de ma vie :— Étant tout mon amour,‖ ils sont moi tout entier !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a testament / tourment masculine, classiqueb demeure / meure féminine, classiquea moment / amant masculine, classiqueb pleure / heure féminine, classiquea pensée / tracée féminine, classiqueb châtier / entier masculine, classiquea fie / vie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Armand Silvestre 1866-1872, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources