La Gloire du souvenir, 1872
XVII. « Et pourtant l'infini qu'en leur vol diaphane »
Et pourtant l'infini‖ qu'en leur vol diaphanePoursuivent, sous ton front,‖ tes rêves surhumainsJe l'enfermai pour toi,‖ moi mortel, moi profane,Dans mon cœur élargi‖ par mes sanglantes mains.
Dans ma poitrine ouverte,‖ argile sacrilège,J'avais senti passer‖ l'âme errante des Cieux,Portant, comme un parfum,‖ jusqu'à tes pieds de neigeL'immense amour qui fait‖ l'azur silencieux,
Qui fait la mer pensive‖ et tristes les étoilesDans l'air vibrant du soir‖ que bat son aile en feu,Qui fait la nuit sacrée‖ et sème ses longs voilesD'astres brûlants tombés‖ des paupières d'un dieu.
Ces pleurs divins, ces pleurs‖ que ton orgueil réclame,Cet infini qui fait‖ ton mal et ta pâleur,Pour toi je l'ai porté‖ tour à tour, dans mon âme,Vivant, dans mon amour,‖ et mort, dans ma douleur !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a diaphane / profane féminine, classiqueb surhumains / mains masculine, classiquea sacrilège / neige féminine, classiqueb Cieux / silencieux masculine, classiquea étoiles / voiles féminine, classiqueb feu / dieu masculine, classiquea réclame / âme féminine, classiqueb pâleur / douleur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Armand Silvestre 1866-1872, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources