Le pays des roses, 1882· Amour d’hiver· III
« Et comment serais-je rebelle »
Et comment serais-je rebelleA ses regrets, à ses serments ?Double secret de mes tourments :Je suis lâche autant qu'elle est belle !
Mais ne crois pas, au moins, cruelleQue je ne sache que tu mens.O les misérables amants !Oh ! la trahison mutuelle !
En te revenant, je le sais,Je cours à des maux insensés.Tu le veux ! j'obéis. Qu'importe !
Puisqu'il faut à ton pied vainqueur,Pour le meurtrir encore, un cœur,Prends le mien, je te le rapporte !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a rebelle / belle féminine, classiqueb serments / tourments masculine, classiquea cruelle / mutuelle féminine, classiqueb mens / amants masculine, classiquea sais / insensés masculine, classiqueb Qu'importe / rapporte féminine, équivalentea vainqueur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources