Le pays des roses, 1882· Les désespérés· Sonnets d’amour
XXXIX. « Je suis resté près de ta porte »
Je suis resté près de ta porte,Triste, solitaire et rêvant ;Telle une feuille que le ventAu pied d'un lys en fleur apporte.
Elle y demeure, chose morte,Sans que, du calice vivant,Un pleur de l'aube l'abreuvantSe détache et la réconforte.
J'ai quitté ton seuil bien-aimé,Sans que mon cœur fût raniméPar un sourire de ta bouche.
Et pourtant mon espoir défuntY conserve encor le parfumQu'on prend à tout ce qui te touche.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a porte / apporte féminine, classiqueb rêvant / vent masculine, classiquea morte / réconforte féminine, classiqueb vivant / l'abreuvant masculine, classiquea bien-aimé / ranimé masculine, classiqueb bouche / touche féminine, classiquea défunt / parfum masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources