Le pays des roses, 1882· Amour d’hiver· I
« Quand j'ai lu dans tes yeux trompeurs »
Quand j'ai lu dans tes yeux trompeursLes mensonges de l'espérance,Je vais le cœur plein de souffranceEt plein de muettes peurs.
M'aimeras-tu jamais ? je doute.Car, dans ta cruelle beauté,Je ne sais quoi que je redouteM'emplit de mon indignité.
Devant ta splendeur qui me brave,Je ne sens plus en moi, vraiment,Que la lâcheté de l'esclaveEt non la fierté de l'amant !
Je voudrais sur mon cœur qui saignePoser tes pieds nus et mourir— Sans que nulle sache et me plaigne, —Du mal que tu ne veux guérir.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes surtout (15 de 8, 1 de 7)
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a trompeurs / peurs masculine, classiqueb l'espérance / souffrance féminine, classiquea doute / redoute féminine, classiqueb beauté / indignité masculine, classiquea brave / l'esclave féminine, classiqueb vraiment / l'amant masculine, classiquea saigne / plaigne féminine, classiqueb mourir / guérir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources