Le pays des roses, 1882· Vers pour être chantés
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DANS les grands bois que l'automneA lentement dépouillés,Sous les arbres effeuillésQue berce un vent monotone,
Devant les tristes couchantsRayés de pourpre et de cuivre,Mon souvenir aime à suivreLe déclin des jours penchants.
Des langueurs d'aube pâlie,En passant dans l'air du soir,Mêlent un frisson du soirA cette mélancolie.
Dans mon cœur toujours blessé,Comme un frémissement d'aileRenaît l'amour trop fidèleQue j'avais cru trépassé.
Et si rien ne me protègeDu mort mal enseveli,Bientôt s'en fondra l'oubli,Comme un soleil fond la neige !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a l'automne / monotone féminine, classiqueb dépouillés / effeuillés masculine, classiquea couchants / penchants masculine, classiqueb cuivre / suivre féminine, classiquea pâlie / mélancolie féminine, classiqueb soir masculine, classiquea blessé / trépassé masculine, classiqueb d'aile / fidèle féminine, classiquea protège / neige féminine, classiqueb enseveli / l'oubli masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources