Le pays des roses, 1882· Amour d’hiver· I
« Ta beauté m'a vaincu parce qu'elle est pareille »
Ta beauté m'a vaincu‖ parce qu'elle est pareilleA celle que jadis‖ adora l'art païen ;Je cherche sur ton front‖ le cep thessalienMariant aux bandeaux‖ la pourpre de la treille.
A les bras où l'éclat‖ de tant de lys sommeilleMon rêve attache encor‖ le péplum ancien ;Je voudrais, pour parer‖ ton front patricien,Un lourd collier que ferme‖ une pierre vermeille.
Comme autrefois Diane‖ ou Vénus AstartéJe permettrais que l'air‖ baisât la nuditéDe tes cuisses de neige‖ à la blancheur insigne
Telle tu brillerais‖ à la face des Cieux,Et, sous tes pieds foulant‖ des lapis précieux,Je mêlerais ma lèvre‖ au blanc duvet du cygne !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a pareille / treille féminine, classiqueb païen / thessalien masculine, classiquea sommeille / vermeille féminine, classiqueb ancien / patricien masculine, classiquea Astarté / nudité masculine, classiqueb insigne / cygne féminine, classiquea Cieux / précieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Pays des roses, Paris, G. CHARPENTIER, ÉDITEUR, 1882· numérisation poesies.net· Sources