Les Renaissances, 1870· Les vestales· Les Vestales
I. « Épris de cela seul que n'atteindront jamais »
Épris de cela seul‖ que n'atteindront jamaisNi terrestres désirs‖ ni ferveur sensuelle,J'ai dit aux cieux l'amour‖ chaste dont je t'aimais,Splendeur des marbres blancs,‖ virginité cruelle !
De l'antique Beauté‖ vision solennelle,Pour entr'ouvrir encor‖ la pierre où tu dormais,De Paros révolté‖ j'ai fouillé les sommets :— Car je te sais vivante‖ et te crois éternelle !
Mais l'âme qui t'habite‖ a des sérénitésOù se brisait le vol‖ douloureux de mes rêvesDans l'infini des cieux‖ nocturnes emportés :
Après de longs combats‖ et de rapides trêves,Vaincu de l'idéal,‖ vaincu mais non lassé,J'ouvre à ses flèches d'or‖ mon flanc toujours blessé !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abab baab cdc dee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a jamais / t'aimais masculine, classiqueb sensuelle / cruelle féminine, classiquea solennelle / éternelle féminine, classiqueb dormais / sommets masculine, classiquea sérénités / emportés masculine, classiqueb rêves / trêves féminine, classiqueb lassé / blessé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources