Les Renaissances, 1870· La vie des morts· II Le doute
I. « La forme a des splendeurs où trébuche la foi »
La forme a des splendeurs‖ où trébuche la foi :Quelle immortalité‖ vaudra jamais la tienne,Matière que revêt‖ la beauté souveraine,Nature à qui sourit‖ une éternelle loi ?
Tout est saint, tout est dieu,‖ tout est vivant en toi !Quand notre âme se prend‖ à ta grandeur sereine,L'immobile nous charme‖ et vers lui nous entraîne ;Et nous sentons, perdus‖ dans un mystique émoi,
Notre sang qui se fige‖ au cœur glacé des marbres,Ou se fait sève et court‖ sous l'écorce des arbres,Ou rougit les pavots‖ parmi les blés flottants.
A l'horreur du tombeau‖ l'espérance pardonne,Et le désir nous prend‖ de la Mort qui nous donneLa gloire de fleurir‖ la robe du Printemps !
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a foi / loi masculine, classiqueb tienne / souveraine féminine, classiquea toi / émoi masculine, classiqueb sereine / entraîne féminine, classiquea marbres / arbres féminine, classiqueb flottants / Printemps masculine, classiquea pardonne / donne féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources