Les Renaissances, 1870· A travers l’âme· Impressions
X. La Nourrice
À Henry Forneron.
À la table, au foyer,‖ dans la famille antique,La nourrice gardait‖ une place à côtéDe l'aïeul et c'était‖ une sage pratique :Son conseil entre tous‖ demeurait respecté.
Comme un hôte sacré‖ qu'environne un mystère,Des lares endormis‖ religieux gardien,Passait dans la maison‖ cette figure austère,Et l'homme lui disait :‖ Ma mère ! — Et c'était bien !
Car, monté dans tes bras,‖ mieux que ton ventre, ô femme,C'est ton sein patient‖ qui nous donne notre âme ;Car c'est, pour qui le cherche,‖ un symbole puissant,
Qu'au-dessus de ton flanc‖ Dieu, dressant ta mamelle,Ait assis sur ton cœur‖ la colline jumelleOù nous buvons le lait,‖ cette fleur de ton sang !
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef ggf
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a antique / pratique féminine, classiqueb côté / respecté masculine, classiquea mystère / austère féminine, classiqueb gardien / bien masculine, classiquea femme / âme féminine, classiqueb puissant / sang masculine, non classiquea mamelle / jumelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1870· numérisation poesies.net· Sources