Les Solitudes, 1867
Le dernier adieu
Quand l'être cher vient d'expirer,On sent obscurément la perte,On ne peut pas encor pleurer :La mort présente déconcerte ;
Et ni le lugubre drap noir,Ni le dies iræ farouche,Ne donnent forme au désespoir :La stupeur clôt l'âme et la bouche.
Incrédule à son propre deuil,On regarde au fond de la tombe,Sans rien comprendre à ce cercueilSonnant sous la terre qui tombe.
C'est aux premiers regards portés,En famille, autour de la table,Sur les sièges plus écartés,Que se fait l'adieu véritable.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a d'expirer / pleurer masculine, classiqueb perte / déconcerte féminine, classiquea noir / désespoir masculine, classiqueb farouche / bouche féminine, classiquea deuil / cercueil masculine, classiqueb tombe féminine, classiquea portés / écartés masculine, classiqueb table / véritable féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1872· numérisation CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) http://www.cnrtl.fr/corpus/frantext/frantext.php· Sources