À Travers les Grouins, 1899
Ballade 14 juillet
Clairons, trompettes et hautbois,« Chant du départ » et « Marseillaise »Beuglent sur le pavé de bois.Les rousses-cagnes, dans leur fraise,S’en vont au pourchas de la braisePrès du quai Michel, ce Lido ;Voici le lendemain du treize :Ça se fête degueulando.
Joseph Prudhomme et Pipenbois,Les gentlemen de la Corrèze,Ceux du Perche et ceux de l’ArtoisÉructent mainte catachrèse(Au veau l’on reconnaît la fraise !)Le roussin avec le bedeauSe convomissent à leur aise :Ça se fête degueulando.
Mais, où donc est la fleur des pois ?Montesquiou, Péladan, Barrès-e,Les Bourget et les DieulafoySollicitant la diurèse ?Les ceuss qui viennent de Manrèse,Bloy vociférant son credoEt frère Yves en Navarraise ?Ça se fête degueulando.
Prince, qu’éleva dans SorrèzeUn moine à tripes de vedeau,Plus n’est besoin de rime en « rèse » :Notre joie est combien frrrançaise !Ça se fête degueulando.
29 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après À Travers les Grouins, Paris, P.-V. Stock, 1899· numérisation wikisource.org· Sources