À Travers les Grouins, 1899
Conscrits
(À la manière d’Esparbès)
Aigle De Boustrapa, voici ton jour ! Les Gars,Ceux de la Haute avec ceux de l’Épicerie,Se gondolent vers ta loterie, ô Patrie,Sous l’œil des marchichefs et des maires gagas.
Ils arrivent du claque ou bien des séminaires,Fils de cocottes chez les Oblats éduqués,Courtauds de magasins, lopettes dont les quaisOnt vu les jeux, parmi leurs dômes urinaires.
L’âme française chante (ô que faux ! ) dans leurs voix ;Ils s’arrêtent pour dégurgiter du pivois,Tel un cabot perdu que l’on mène en fourrière.
La Victoire, aujourd’hui, leur montre le cheminEt des boxons épars leur ouvre la barrière.Vivat ! Le copahu renchérira demain.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 15((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a Gars / l’Épicerie masculine, classiqueb Patrie / gagas féminine, classiquea séminaires / éduqués masculine, classiqueb quais / urinaires féminine, classiquea voix / pivois masculine, classiqueb fourrière / chemin féminine, classiqueb barrière / demain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.9· écart moyen à la rime classique 0.3
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après À Travers les Grouins, Paris, P.-V. Stock, 1899· numérisation wikisource.org· Sources