Les poésies, 1887‑1926· Les premières poésies (1887-1890)· I Les triomphes
A un enfant
Toi qui rêves toujours,‖ ne parlant pas encore.Petit enfant royal‖ par le bleu de tes yeux.Vois-tu la flamme‖ orientale de l'auroreOui se lève sur ton‖ sommeil silencieux ?
Vois-tu toute la mer‖ périlleuse et joyeuse ?De lourdes visions‖ émergent des brouillardsA travers la lueur‖ d'une lune frileuse,Et de grands cavaliers‖ portent des étendards.
Si dans la nuit ou dans‖ le jour, lorsque tu rêves,Tu vois ce ciel doré,‖ si tu vois cette mer,Aux heures des douleurs‖ tes douleurs seront brèves.
Quand la vie aura fait‖ ton esprit plus amer,Tu te rappelleras‖ ces fantômes magiques,Pour t'endormir‖ au souvenir de leurs musiques.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd efe fgg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a encore / l'aurore féminine, classiqueb yeux / silencieux masculine, classiquea joyeuse / frileuse féminine, classiqueb brouillards / étendards masculine, classiquea rêves / brèves féminine, classiqueb mer / amer masculine, classiqueb magiques / musiques féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Poésies, Paris, Albin Michel, 1938· Sources