Pauca Paucis, 1894· Première série· Varia
VIII. A une chère mémoire
Toi qui passas rêveuse en la vie éphémère,De ses maux subissant plus d’une épreuve amère,Tu ne vécus pour rien autre que pour aimer ;Le même amour te fit vivre et te consumer.Tu portais la douleur en ton âme célée,Et Rachel ne voulait point être consolée.Esprit fait de Justice et cœur fait de Vertu,Être supérieur à notre être fragile,Pétri d’autre limon que la commune argile,Figure transparente et pure, où donc es-tu ?
1889.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources