Pauca Paucis, 1894· Première série· Anthologica
II. Ægrotans
ESCULAPE sauveur, je t’implore à genoux !Sur ma lèvre qui meurt tout se change en dégoûts.Les oracles de Cos et ceux de l’Achaïe,Les bains de Sextius, les thermes de Baïe,Mon espérance a tout tenté, tout l’a trahie ;Je sens crouler mon corps sous le mal odieux.— Bannis de ton cher cœur l’amère inquiétude ;Fais ton âme sereine et t’abandonne aux dieux.Un souffle vaut-il donc tant de sollicitude ?
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources