Pauca Paucis, 1894· Première série· Anthologica
XX. Anni Novitas
A L’AGE où le cœur bout sous les forces obscures,Je m’écriais.« Doras, que tes lèvres sont pures !« Que le sein de Myrto palpite avec douceur !« Pourtant elle n’est pas plus tendre que sa sœur.« Que tes flancs, ô Clymène, ondulent avec grâce !« Quelle nymphe, ô Mélite, en blancheur te surpasse !« Que le cou d’Amynome est rose et délicat,« Mais combien les yeux noirs de Phormis ont d’éclat ! »Parmi les vierges, fleurs de vos saisons nouvelles,Mon cœur, en était-il qui ne fussent point belles ?
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources