Pauca Paucis, 1894· Première série· Anthologica
XLI. « ÉROS, l’enfant ailé, Éros, rayonnant d’or »
ÉROS, l’enfant ailé, Éros, rayonnant d’or,Du bout d’un trait léger touche l’âme qui dort ;Et, dans un beau jardin fleuri, l’âme s’éveille.Bientôt l’enfant divin lui souffle la fureur.Il ravage, détruit ; et lors, comme une abeille,S’envole ; et l’âme errante, aveugle en sa stupeur,Se consume en regrets du dieu dévastateur.
7 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources