Pauca Paucis, 1894· Première série· Anthologica
XI. L’hermès
Sous l’yeuse bruyante un hermès est dressé,Et le feuillage noir, par le vent balancé,Fait flotter sur le marbre un voile translucide.Un filet pur jaillit. La nymphe au pied fluideS’échappe en murmurant parmi les blancs graviers.Un bosquet toujours vert l’enlace, où, par milliers,La fleur du myrte éclate en aigrette odorante.Le jeune dieu, penchant sa tête bienveillante,Semble montrer l’exèdre au passant, qui s’asseoit,Détend son corps lassé, songe aux siens ; puis il boit,Et lit, en invoquant la naïade propice :CHEMINE VOYAGEUR, PENSANT A LA JUSTICE.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources