Pauca Paucis, 1894· Seconde série· Nugæ
V. Le mari
LE flux des verts propos n’était jamais tari…J’oubliais de noter que c’était à Saint-Cergue(Joli nom, mais gênant, vu cette rime en ergue),Que ces dames gravaient le profil du « Mari ».
Ils n’étaient guère bons qu’à pendre à quelque vergue.— Chaque médaille avait un texte sur l’exergue ;L’une portait : « coureur, faisant du hourvari ; »L’autre : « fat, » l’autre : « sot, » ou « l’œil toujours marri… »
Et par cent traits mordants, qu’avec art on ménage,On colore un tableau fidèle du ménage,Tel qu’il s’offre à tes yeux, de Rome à Tombouctou.
Mais une énorme veuve, ayant nom Bérénice,De s’écrier, poussant un soupir de génisse :« Hélas ! le plus mauvais vaut mieux que point du tout ! »
Saint-Cergue, 4 août 1884.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources