Pauca Paucis, 1894· Seconde série· Aurea carmina
XXII. « QUAND le froid a flétri les pampres de l’automne »
QUAND le froid a flétri les pampres de l’automne,Lentement se noircit le fruit de Sicyone.Riche des sucs puisés au sein profond d’Hellas,L’olive, pesamment, tombe des rameaux las.Jusque sous le pressoir, elle bénit Pallas,Dont la main a guidé la sève productrice.— Toi dont la veille est longue et pèse sur les yeux,Détache-toi de l’arbre en bénissant les dieux,Car sur leurs genoux d’or repose la Justice.Sans bruit tombe, et rejoins la Terre, ta nourrice.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pauca Paucis, LYON, BERNOUX ET CUMIN, ÉDITEURS, 1894· numérisation google.com· Sources