Les Contrerimes, 1921· Les Contrerimes
XX. « Est-ce moi qui pleurais ainsi »
Amarissimes.
Est-ce moi qui pleurais ainsi— Ou des veaux qu'on empoigne —D'écouter ton pas qui s'éloigne,Beauté, mon cher souci ?
Et (je t'en fis, à pneumatique,Part, — sans aucun bagou)Ces pleurs, ma chère, avaient le goûtDe l'onde adriatique.
Oui, oui : mais vous parlez de cri,Quand je repris ma lettre.Grands dieux !… J'aurais mieux fait, peut-être,D'écrire à son mari.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (6 de 6, 6 de 8)· profil 6, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a ainsi / souci masculine, classiqueb empoigne / s'éloigne féminine, classiquea pneumatique / adriatique féminine, classiqueb bagou / goût masculine, non classiquea cri / mari masculine, classiqueb lettre / peut-être féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contrerimes, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1929· numérisation poesies.net· Sources