Les Contrerimes, 1921· Les Contrerimes
LXVII. « Ô jour qui meurs à songer d'elle »
Ô jour qui meurs à songer d'elleUn songe sans raison,Entre les plis du noir gazonEt la rouge asphodèle ;
N'est-ce pas, aux feux du plaisirInclinée et rebelle,Elle encor, mais cent fois plus belle,Et de flamme à saisir ?
… Là-bas monte la voix dernièreD'un bouvier sous les cieux.On n'entend plus que ses essieuxQui grincent dans l'ornière.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (6 de 6, 6 de 8)· profil 6, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d'elle / asphodèle féminine, classiqueb raison / gazon masculine, classiquea plaisir / saisir masculine, classiqueb rebelle / belle féminine, classiquea dernière / l'ornière féminine, classiqueb cieux / essieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contrerimes, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1929· numérisation poesies.net· Sources