Les Contrerimes, 1921· Dixains
XII. « Puisque tes jours ne t'ont laissé »
Puisque tes jours ne t'ont laisséQu'un peu de cendre dans la bouche,Avant qu'on ne tende la coucheOù ton cœur dorme, enfin glacé,Retourne, comme au temps passé,Cueillir, près de la dune instable,Le lys qu'y courbe un souffle amer,— Et grave ces mots sur le sable :Le rêve de l'homme est semblableAux illusions de la mer.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[abbaa] 1[abaab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a laissé / glacé / passé masculine, classiqueb bouche / couche féminine, classiquec instable / sable / semblable féminine, classiqued amer / mer masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contrerimes, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1929· numérisation poesies.net· Sources