Les Contrerimes, 1921· Les Contrerimes
LXIV. « Toi, pour qui les dieux du mystère »
Toi, pour qui les dieux du mystèreSont restés étrangers,J'ai vu ta mâne aux pieds légers,Descendre sous la terre,
Comme en un songe où tu te voisÀ toi-même inconnue,Tu n'étais plus, — errante et nue, —Qu'une image sans voix ;
Et la source, noire, où t'accueilleUne fauve clarté,Une étrange félicité,Un rosier qui s'effeuille…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (6 de 6, 6 de 8)· profil 6, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a mystère / terre féminine, classiqueb étrangers / légers masculine, classiquea vois / voix masculine, classiqueb inconnue / nue féminine, classiquea t'accueille / s'effeuille féminine, classiqueb clarté / félicité masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Contrerimes, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1929· numérisation poesies.net· Sources