Vers inédits, 1919· Premiers vers
XV. « J’ai trouvé mon Béarn le même »
J’ai trouvé mon Béarn le même,Le morne Béarn des jours froids,Et trouvé tous ceux que j'aimeLes mêmes qu'autrefois.
J'écoute à travers l'air sonoreCroasser les corbeaux, leurs crisDans mon cœur éveillent encoreLes battements de jadis.
Je revois le vieux mur d'où celleQue j'aimais, souvent, m'a parléEt rien ne me manque, rien qu'elle,Et l'amour, comme elle envolé.
Caresse, 1889.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et heptasyllabes (9 de 8, 2 de 7, 1 de 6)· profil 7, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a même / j'aime féminine, classiqueb froids / qu'autrefois masculine, classiquea sonore / encore féminine, classiqueb cris / jadis masculine, classiquea celle / qu'elle féminine, classiqueb parlé / envolé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers inédits, Paris, LE DIVAN, 1936· numérisation Bibliothèque électronique, Université de Maurice· Sources