Vers inédits, 1919· Nouvelles Contrerimes
VI. Le Dégel
Faustine dit : « C'est la fontaine.Le printemps a fonduLes neiges, et déjà tenduDe fleurs toute la plaine.
— Hélas ! En ses fervents excès,Que n’a-t-il, répondis-je,Fondu, par un autre prodige,Les neiges que je sais ».
Mais elle, inclinée au rivage,Muette cependant,Irritait sa cruelle dentD'une oseille sauvage.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (6 de 6, 6 de 8)· profil 6, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a fontaine / plaine féminine, classiqueb fondu / tendu masculine, classiquea excès / sais masculine, classiqueb répondis-je / prodige féminine, classiquea rivage / sauvage féminine, classiqueb cependant / dent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers inédits, Paris, LE DIVAN, 1936· numérisation Bibliothèque électronique, Université de Maurice· Sources