Vers inédits, 1919· Premiers vers
XIX. « Toi qui laisses pendre, reptile superbe »
Toi qui laisses pendre,‖ reptile superbe.Au bord de mon lit‖ tes splendeurs glacées,Pourquoi me parler‖ des choses passées ?Te crois-tu la seule‖ à glisser dans l'herbe ?
Laisse en paix le temps‖ d'autrefois. Qu'importeSi j'ai plus saigné‖ sous d'autres morsures.Parle bas, plus bas,‖ des choses qui furent.Sait-on si les vieilles‖ vipères sont mortes.
Peut-être, l'hiver‖ ne les a qu'engourdies …Et ta voix les ferait‖ darder, toutes noires !Siffle bas, quand tu rampes‖ sous ma mémoire,Ne réveille pas‖ tes sœurs endormies.
1890.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Décasyllabes et hendécasyllabes (7 de 10, 5 de 11)· profil 5+5, 5÷6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a superbe / l'herbe féminine, classiqueb glacées / passées féminine, classiquea Qu'importe / mortes féminine, non classiqueb morsures / furent féminine, non classiquea qu'engourdies / endormies féminine, classiqueb noires / mémoire féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers inédits, Paris, LE DIVAN, 1936· numérisation Bibliothèque électronique, Université de Maurice· Sources