Vers inédits, 1919· Poèmes
IX. « Tu naquis, ô Rousseau d'un peuple épais et vain »
Tu naquis, ô Rousseau‖ d'un peuple épais et vain ;Misérable jouet‖ d'une vie incertaine,Le lange où tu pleurais‖ était taché de vin ;Et ton trouble génie,‖ ô sublime écrivainQue la folie agite‖ ou quelque basse envie.Et la beauté perçait‖ ton cœur comme un couteau,Telle qu'on voit couler‖ qui montre tour à tourSa vase ou son cristal‖ une jeune fontaine :Parfois le ciel s'y mire‖ et s'y voile aussitôt.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
9 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Vers inédits, Paris, LE DIVAN, 1936· numérisation Bibliothèque électronique, Université de Maurice· Sources