Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Confiteor, 1891· Révélation de saint-jean, le théologien.

« Heureux celui qui lit, qui sait et qui comprend  »

Gabriel Trarieux· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 290 vers

« Et Philippe lui dit : « Viens, et Vois. »

Heureux celui qui lit,‖ qui sait et qui comprend !Oui, le siècle est mauvais,‖ oui, le monde est souffrant,Mais l'Amour du Dieu fort‖ accomplit son mystèreIrrésistiblement,‖ et, déjà, sous la terreDes germes sont cachés‖ qui prendront leur essor.Écoutez : le Sauveur,‖ qui tient les clés du Sort,Hier, m'est apparu‖ dans son linceul de gloire ;Il m'a ravi, moi, Jean,‖ hors du Temps, et l'histoireSoudain s'est déroulée,‖ immense, devant moi.Que ceux à qui viendront‖ ces paroles aient foi !

I

Voici : J'ai vu, d'abord‖ vague dans la nuit grise,Une Ombre qui semblait‖ une femme : l'Église ;Et lorsqu'elle eut grandi,‖ plus nette sous les cieux,Je connus qu'elle était‖ fort belle : de ses yeuxUne clarté filtrait,‖ pareille à l'Aube rose ;Ses lèvres avaient l'air‖ d'une fleur fraîche éclose,Et son front pâle, ceint‖ d'un diadème noir,Brillait comme un lac pur‖ sous les arbres, le soir.Dans la plaine muette‖ et de brume voilée,Sereine ainsi qu'un lys‖ jailli d'un mausolée,Assise, elle épiait‖ d'un regard calme et douxL'Homme, son triste amant,‖ penché sur ses genoux,Et, sous le firmament‖ fleuri d'étoiles claires,Lui murmurait ce chant‖ où tremblaient des prières :

« Je suis la Messagère‖ adorable ; Je suis« Celle que, dans le songe‖ anxieux de leurs nuits,« Les vieux Prophètes ont aimée ;« Celle que, fou d'extase,‖ entrevit Salomon,« Celle que les voix d'or‖ des harpes de Sion« Dans les jours d'exil ont nommée. »

« J'apporte du ciel bleu‖ la mystique liqueur,« L'amour du Dieu Très-Haut,‖ saint breuvage du cœur,« Pour emplir sa coupe profonde ;« Pareille à l'Astre roi‖ des flots éblouissants« Qui les attire à lui,‖ je sais des mots puissants« Qui feront tressaillir le monde.

« O toi qui vas marchant‖ par un rude chemin,« Toi dont la Fatalité triste‖ tient la main« Et dont l'Ombre aveugle étreint l'âme,« Homme sans foi vivante‖ et sans mâle vertu« Chez qui l'espoir chancelle‖ et succombe, abattu,« Repliant ses ailes de flamme,

« Lève les yeux et vois :‖ sur la terre, aujourd'hui,« Les peuples accablés‖ gémissent dans la nuit« Où brille seul le front des Sages ;« Mais à l'horizon blême,‖ ainsi qu'il est écrit,« Ce défi rayonnant‖ et calme, Jésus-Christ,« Se lève à travers les orages !

« Viens donc, ô mon amant,‖ reposer sur mon sein ;« Pour endormir tes maux,‖ les hymnes, par essaim,« S'envoleront, frais, de mes lèvres ;« J'oindrai tes pieds saignants‖ d'une essence de prix ;« Viens ; mes baisers seront‖ doux à tes yeux meurtris« Et feront s'assoupir tes fièvres.

« Je t'apprendrai le sens‖ de la vie, et comment« Tu pourras d'un cœur humble,‖ inébranlable, aimant,« Vider les plus amers calices,« Conduire sans faillir‖ ton âme errante au port,« Et fuir, dans l'envolée‖ immense de la mort,« Vers l'Éternité des délices !… »

Telle, incantation‖ pure, la Voix parlait ;Et, dans la paix du soir‖ limpide et violet,Je voyais se redresser l'homme,‖ et sa prunelleBriller d'une clarté‖ plus vivace et plus belle…

II

Puis, un grand vent passa :‖ La vision s'enfuit.Lors, je vis, dans le gouffre‖ sans bords de la nuit,Une autre forme, étrange‖ et gigantesque, écloreQui remplit l'horizon :‖ c'était l'Église encore,Mais l'Église superbe‖ et souveraine, ayantJe ne sais quelle énigme‖ en son masque effrayant.Son corps victorieux‖ dans un nimbe de gloireÉclatait, étendu‖ sur un grand lit d'ivoire ;Une tiare d'ombre‖ élargissait son front…Au loin, des cris erraient‖ dans l'espace sans fond ;De sinistres lueurs‖ rougissaient les ténèbresQui semblaient échapper‖ à des bûchers funèbres ;Et, frissonnant, j'ouïs‖ pour la seconde fois,Mais âpre et dure alors,‖ vibrer la même Voix :

« Gloire à Moi ! Gloire à Moi‖ pour les siècles sans nombre !« Disait-elle ; Je tiens‖ les terres et les flots ;« J'ai pour hymne le bruit‖ éternel des sanglots ;« Les sujets et les rois‖ se courbent sous mon ombre.

« Que pourrais-tu sans Moi,‖ sans mon bras tout-puissant,« Fils d'Ève qu'a marqué‖ le céleste anathème,« Toi qui nais dans l'angoisse‖ et succombes de même,« Ver de terre vautré‖ dans la fange et le sang ?

« Être déchu, ton Dieu‖ t'a soumis à la peine« Du travail sans espoir,‖ sans relâche et sans fin ;« Ta douloureuse vie‖ est un long cri de faim ;« Tu rampes justement‖ sous l'opprobre et la haine.

« Moi seule, je connais‖ le secret du Salut,« Je peux ravir ton âme‖ à la perte annoncée ;« Mais il faut me livrer‖ ta chair et ta pensée« Et plier sous mon joug,‖ si tu veux être élu.

« A genoux ! A genoux‖ sous la haire farouche !« La malédiction‖ de ta race est sur toi,« À genoux sans gémir !‖ Le silence est ta loi ;« Étouffe de tes poings‖ le râle de ta bouche !…« Sinon, si le Malin‖ l'emporte et t'éblouit,« Va, cède au leurre exquis‖ des profanes chimères,« Va l… Tu paîras bientôt‖ ces transports éphémères,« Dans l'enfer implacable‖ à jamais enfoui ! »

La Voix sombre se tut‖ lorsqu'elle eut dit ces choses.Un deuil empli d'effroi‖ régnait aux cieux moroses ;Un éclair y jaillit,‖ resplendissant et prompt…Et je vis un fantôme‖ humain courber son front…

III

Longtemps, sous mes yeux clos,‖ l'apparition brèveVint me hanter encor‖ d'un fixe et morne rêve ;Et quand je relevai‖ les paupières, je crus,Un instant, voir surgir‖ les spectres disparus.L'Église siégeait là‖ toujours, de feu vêtue ;…Mais soudain, sa victime‖ à ses pieds abat tue,L'Homme, le défaillant‖ et lugubre forçat,Debout en face d'elle,‖ à son tour, se dressa.Il se dressa, géant,‖ sur la face du monde ;Son regard s'éclaira‖ d'une splendeur féconde,Et pâle encor, mais calme,‖ et d'un verbe hardi,Levant son bras puissant‖ vers l'horizon, il dit :

« O Reine ! Aux jours lointains‖ des extases premières« Je suis venu vers toi‖ d'un généreux élan :« Tu m'as meurtri la face‖ et rougi les paupières,« Et ton poignet de fer‖ laisse mon cœur sanglant.

« Mais tu connaissais mal‖ mon énergie, ô Reine,« Si tu croyais dompter‖ son invincible flux.« Voici : j'ai disloqué‖ les chaînons de ma chaîne ;« Implore ou maudis-moi !‖ Je n'obéirai plus !

« Je n'obéirai plus‖ à ta voix menteresse« Qui parlait de remords,‖ d'offense et d'abandon :« Si la vie est effort,‖ l'effort est allégresse,« Et c'est blasphémer Christ‖ de souffrir en son nom !

« Je n'obéirai plus :‖ Jéhovah, ton idole,« S'éclipse comme un songe‖ au fond des cieux ouverts ;« Dans l’Infini profond‖ où mon regard s'envole,« Il faut un nouveau Maître‖ au nouvel Univers !

« Maître inconnu toujours,‖ mais vers lequel mon âme« Puisse au moins diriger‖ son vol illimité,« Comme un aigle, au sortir‖ d'une prison infâme,« Monte au royal soleil‖ s'abreuver de clarté…

« Couche-toi donc, Fantôme,‖ en l'immense ossuaire« Où ton frère divin,‖ le Paganisme, dort !« Que ta pourpre te fasse‖ un splendide suaire :« Je n'obéirai plus,‖ et ton règne est bien mort ! »

Le vol des mots à peine‖ avait passé, rapide,Que la Nuit par l'éther‖ s'épandit plus livide ;Je ne pus qu'entrevoir,‖ sous le désert des cieux,L'Homme et l'Église en face,‖ et les yeux dans les yeux…

IV

Un grand silence alors‖ s'établit, — un silenceOù l'on sentait germer‖ dans l'ombre une œuvre immense,Fruit d'un labeur pénible‖ à la fois et divin.Des rumeurs, bruits sans nom,‖ naissaient, mouraient… EnfinL'Aube au regard humide‖ apparut dans la plaine,Et, lente, fit glisser‖ sa lueur incertaineSur un monument sombre‖ et superbe : un tombeau.Un cadavre y dormait,‖ si paisible et si beauQu'on eût dit que la Mort,‖ devant sa forme exquise,Avait craint de frapper.‖ Je reconnus l'Église,Et, triste à ses côtés,‖ encor qu'il fût vainqueur,L'Homme, qui laissait fuir‖ ces accents de son cœur :

« Puisque tes yeux sont clos‖ par la paix éternelle,« Puisque la grande Mort‖ te couvre de son aile« Et de son deuil sacré,« O Toi qui m'as causé‖ tant de joie et d'alarmes,« Je ne veux en ce jour‖ te donner que les larmes« D'un amour épuré !

« Je ne veux plus savoir‖ si naguère mon âme« N'a pas longtemps saigné‖ sous l'angoisse d'un drame« A peine enseveli ;« Que les Heures de fiel,‖ d'agonie et de fièvres« Éteignent le sanglot‖ convulsif de leurs lèvres« Dans l'éternel oubli !

« Ah ! je sais seulement‖ qu'un soir, lugubre et pâle,« Je m'étais étendu‖ dans l'Ombre sépulcrale,« Sans croire au lendemain,« Et que m'apparaissant‖ ce soir même, ô Prêtresse,« Miséricordieuse‖ à ma lâche détresse,« Tu m'as saisi la main !

« Je sais qu'à tes genoux‖ taisant mon vieux blasphème« J'ai vu, dans un éclair‖ d'espérance suprême,« S'illuminer ma Nuit,« Et que, longtemps après,‖ divine Rédemptrice,« A travers l'ouragan‖ qui veut que je périsse,« Seule, tu m'as conduit !

« O Reine ! Si le Temps‖ vit de métamorphoses,« Si l'immortalité‖ véritable des choses« Est dans le souvenir,« Ta grâce fleurira‖ sans craindre la durée,« Car dans mon cœur profond,‖ par un baiser sacrée,« Tu ne peux plus finir !

« Là, pour l'Éternité,‖ resplendira sans cesse« Dans tout le cher éclat‖ de sa chaste jeunesse« Ta mystique beauté,« Et, dans mon vol sans sin‖ vers une soi meilleure,« Ému, je songerai‖ qu'un instant ta demeure« Aura su m’abriter ! »

Pendant que s'envolait‖ d'un rythme lent ce thrène,Une clarté montait‖ à l'horizon, sereine ;Bientôt, à l'Orient,‖ un grand rayon jaillit…Et je pus contempler‖ ce miracle inouï :Blanche, d'une blancheur‖ d'archange ou de colombe,L'Église s'éveiller‖ et sortir de sa tombe,Ailée, et portant haut‖ son front transfiguré ;Et ce cri s'exhala‖ de son sein inspiré :

« Sois béni pour tes beaux cantiques,« Homme, au nom de tes dieux mourants !« Le culte des choses antiques« Fait pour l'avenir les cœurs grands.« Mais assez de deuils et de plaintes,« De pleurs sur les gloires éteintes !« C'est offenser les choses saintes« Que de gémir sur leur trépas.« Si l'on voit ses floraisons blondes« S'effeuiller un jour sur les ondes,« Le tronc aux racines profondes,« La Religion ne meurt pas !« Ami, reconnais-tu point Celle« Qui vint vers toi, sauvage abrupt,« Et fit la première étincelle« Briller en ton cœur encor brut ?« La prêtresse aux douceurs de femme« Qui sans cesse au fond de ton âme« A veillé sur la pure flamme« De l'inextinguible Idéal,« Et qui vient maintenant encore« A la prière qui l'implore« Faire jaillir du soir l'aurore,« Faire jaillir le bien du mal ?

« Je renais, plus belle et plus forte« Sous le limpide firmament ;« Puisque tu me regrettais morte,« Chante mon règne, ô mon amant !« Retrouve en tes ferveurs premières« Le secret des lignes altières,« Ce rythme harmonieux des pierres« Qui fait l'âme songer à Dieu ;« Que ta foi nouvelle et plus ample,« Bâtissant à sa taille un temple,« Guide à des hauteurs sans exemple« Son vaste essor dans le ciel bleu !« Nous allons reprendre la route« Où nous avons tant combattu« Contre l'ombre immense du doute« Pour cette lueur, la vertu.« Certe, en cet assaut vers la gloire,« Martyr de ta propre victoire,« Tu saigneras, avant de boire« Aux beaux vases de la clarté ;« Mais la Douleur, ange au front blême,« Te meurtrit parce qu'elle t'aime ;« Tu lui dois le bonheur suprême :« L'extase du labeur dompté !

« A l'œuvre donc ! Obéissante« A l'impérieux cri du Sort« Que ta Pensée éblouissante« Ouvre à grand vol ses ailes d'or !« Qu'elle aille, vierge grave et pure,« Se penchant sur l'âpre Nature,« Entendre chez sa sœur obscure« Battre un cœur comme elle divin ;« Qu'éclairant sa marche hardie,« Peu à peu s'enfle en incendie« L'étincelle toujours grandie« De Brahma jusques à Calvin !« A travers les vents et les nues,« Les orages et les éclairs,« Qu'elle aille aux steppes inconnues,« Aux larges steppes des cieux clairs !« Que, recueillie et solitaire,« Elle sache la joie austère« De voir se creuser le mystère,« Puisque le mystère est sa loi,« En attendant l'Ère féconde« Où, dans l'immensité profonde,« Elle fuira de monde en monde« Élargissant toujours sa foi !

Soulevée à demi‖ par un souffle de brise,D'une voix ineffable‖ ainsi parla l'ÉgliseEn élevant sa main‖ lumineuse au ciel bleu.

Et l'Homme, extasié,‖ cria : « Louange à Dieu ! »

Or, vous tous qui lirez‖ ces paroles étranges,Les choses que j'appris‖ de la bouche des AngesSont celles que je dis.‖ — Le Maître du destinM'a dicté cet écrit‖ immuable et certain.Je ne l'ai point scellé,‖ car les temps sont très prochesOù l'eau vive fendra‖ les entrailles des roches.Maintenant que l'Impie‖ hurle et crache à son gré !Que le Juste avec soi‖ défriche l'Ignoré !Chacun sera payé‖ par le fruit de son acte.Et rien n'empêchera‖ de s'accomplir le pacteQui doit unir l'Épouse‖ à l'Époux par l'hymen.La Grâce du Seigneur‖ soit sur vous tous, AMEN !

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
61[aa] 18[abba] 12[abab] 6[aaa] 6[abbba]
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (194 de 12, 84 de 8, 12 de 6)· profil 6, 8, 6÷6
Mots à la rime
a comprend / souffrant masculine, classiqueb mystère / terre féminine, classiquec essor / Sort masculine, non classiqued gloire / l'histoire féminine, classiquee moi / foi masculine, classiquea grise / l'Église féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquec rose / éclose féminine, classiqued noir / soir masculine, classiquee voilée / mausolée féminine, classiquef doux / genoux masculine, classiqueg claires / prières féminine, classiquea suis / nuits masculine, classiqueb aimée / nommée féminine, classiquec Salomon / Sion masculine, classiquea liqueur / cœur masculine, classiqueb profonde / monde féminine, classiquec éblouissants / puissants masculine, classiquea chemin / main masculine, classiqueb l'âme / flamme féminine, classiquec vertu / abattu masculine, classiquea aujourd'hui / nuit masculine, non classiqueb Sages / orages féminine, classiquec écrit / Jésus-Christ masculine, classiquea sein / essaim masculine, classiqueb lèvres / fièvres féminine, classiquec prix / meurtris masculine, classiquea comment / aimant masculine, classiqueb calices / délices féminine, classiquec port / mort masculine, classiquea parlait / violet masculine, classiqueb prunelle / belle féminine, classiquea s'enfuit / nuit masculine, classiqueb éclore / encore féminine, classiquec ayant / effrayant masculine, classiqued gloire / d'ivoire féminine, classiquee front / fond masculine, classiquef ténèbres / funèbres féminine, classiqueg fois / Voix masculine, classiquea nombre / ombre féminine, classiqueb flots / sanglots masculine, classiquea tout-puissant / sang masculine, non classiqueb anathème / même féminine, classiquea peine / haine féminine, classiqueb fin / faim masculine, classiquea Salut / élu masculine, non classiqueb annoncée / pensée féminine, classiquea farouche / bouche féminine, classiqueb toi / loi masculine, classiquec t'éblouit / enfoui masculine, non classiqued chimères / éphémères féminine, classiquea choses / moroses féminine, classiqueb prompt / front masculine, classiquea brève / rêve féminine, classiqueb crus / disparus masculine, classiquec vêtue / tue féminine, classiqued forçat / dressa masculine, non classiquee monde / féconde féminine, classiquef hardi / dit masculine, non classiquea premières / paupières féminine, classiqueb élan / sanglant masculine, non classiquea Reine / chaîne féminine, classiqueb flux / plus masculine, classiquea menteresse / allégresse féminine, classiqueb d'abandon / nom masculine, classiquea idole / s'envole féminine, classiqueb ouverts / Univers masculine, classiquea âme / infâme féminine, classiqueb illimité / clarté masculine, classiquea ossuaire / suaire féminine, classiqueb dort / mort masculine, classiquea rapide / livide féminine, classiquea silence / immense féminine, classiqueb divin / Enfin masculine, classiquec plaine / incertaine féminine, classiqued tombeau / beau masculine, classiquee exquise / l'Église féminine, classiquef vainqueur / cœur masculine, classiquea éternelle / aile féminine, classiqueb sacré / épuré masculine, classiquec d'alarmes / larmes féminine, classiquea âme / drame féminine, classiqueb enseveli / oubli masculine, classiquec fièvres / lèvres féminine, classiquea pâle / sépulcrale féminine, classiqueb lendemain / main masculine, classiquec Prêtresse / détresse féminine, classiquea blasphème / suprême féminine, classiqueb Nuit / conduit masculine, classiquec Rédemptrice / périsse féminine, classiquea métamorphoses / choses féminine, classiqueb souvenir / finir masculine, classiquec durée / sacrée féminine, classiquea cesse / jeunesse féminine, classiqueb beauté / m’abriter masculine, non classiquec meilleure / demeure féminine, classiquea thrène / sereine féminine, classiqueb jaillit / inouï masculine, non classiquec colombe / tombe féminine, classiqued transfiguré / inspiré masculine, classiquea cantiques / antiques féminine, classiqueb mourants / grands masculine, classiquec plaintes / éteintes / saintes féminine, classiqued trépas / pas masculine, classiquee blondes / ondes / profondes féminine, classiquef Celle / étincelle féminine, classiqueg abrupt / brut masculine, classiqueh femme / âme / flamme féminine, classiquei Idéal / mal masculine, classiquej encore / l'implore / l'aurore féminine, classiquea forte / morte féminine, classiqueb firmament / amant masculine, classiquec premières / altières / pierres féminine, classiqued Dieu / bleu masculine, classiquee ample / temple / exemple féminine, classiquef route / doute féminine, classiqueg combattu / vertu masculine, classiqueh gloire / victoire / boire féminine, classiquei clarté / dompté masculine, classiquej blême / t'aime / suprême féminine, classiquea Obéissante / éblouissante féminine, classiqueb Sort / d'or masculine, classiquec pure / Nature / obscure féminine, classiqued divin / Calvin masculine, classiquee hardie / incendie / grandie féminine, classiquef nues / inconnues féminine, classiqueg éclairs / clairs masculine, classiqueh solitaire / austère / mystère féminine, classiquei loi / foi masculine, classiquej féconde / profonde / monde féminine, non classiquea brise / l'Église féminine, classiqueb bleu / Dieu masculine, classiquea étranges / Anges féminine, classiqueb destin / certain masculine, classiquec proches / roches féminine, classiqued gré / l'Ignoré masculine, classiquee acte / pacte féminine, classiquef l'hymen / AMEN masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.4

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

290 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Confiteor, Paris, COMPTOIR D’ÉDITION, LETTRES, SCIENCES ET ARTS, 1891· numérisation Google Books· Sources