Confiteor, 1891· Les arabesques
Ode a Quinctius
… « Dissipat Evius
« Curas edaces. »(HORACE, .)
Sans souci du Grec ni du Scythe,Vis tranquille sous le ciel bleu,Et goûte, en la paix d'un bon gîte,Le bonheur, qui coûte si peu !
Bientôt, la légère jeunesseBat de l'aile : adieu la beauté !L’âge impitoyable nous presse ;Feu d'amour, hélas, feu d'été !
Vois : les fleurs ne sont qu'un jour fraîchesEt la lune pâlit… Crois-moi,Tes soucis, ami, sont revêchesEt ton cœur est faible… Pourquoi
Ne pas ceindre ton front de roses,De roses au parfum divin ?Viens boire à la splendeur des chosesSous l'ombrage de ce grand pin.
Voici les amphores plongéesDans l'eau vive qui chante et fuit :Çà, buvons à larges gorgées,Royalement, jusqu'à la nuit !
Toi, dis à Lydé qu'elle vienneAu plus vite, et que je la veuxCoiffée à la mode Argienne,Un ruban tordant ses cheveux !
Versification
- Forme
- 6 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 6(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 6 quatrains
- Mots à la rime
- a Scythe / gîte féminine, classiqueb bleu / peu masculine, classiquea jeunesse / presse féminine, classiqueb beauté / d'été masculine, classiquea fraîches / revêches féminine, classiqueb Crois-moi / Pourquoi masculine, classiquea roses / choses féminine, classiqueb divin / pin masculine, classiquea plongées / gorgées féminine, classiqueb fuit / nuit masculine, classiquea vienne / Argienne féminine, classiqueb veux / cheveux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Confiteor, Paris, COMPTOIR D’ÉDITION, LETTRES, SCIENCES ET ARTS, 1891· numérisation Google Books· Sources