Album de vers anciens, 1920
Hélène
Azur ! c’est moi… Je viens‖ des grottes de la mortEntendre l’onde se‖ rompre aux degrés sonores,Et je revois‖ les galères dans les auroresRessusciter de l’ombre‖ au fil des rames d’or.
Mes solitaires mains‖ appellent les monarquesDont la barbe de sel‖ amusait mes doigts purs ;Je pleurais. Ils chantaient‖ leurs triomphes obscursEt les golfes enfuis‖ aux poupes de leurs barques.
J’entends les conques‖ profondes et les claironsMilitaires rythmer‖ le vol des avirons ;Le chant clair des rameurs‖ enchaînes le tumulte,
Et les Dieux, à la proue‖ héroïque exaltésDans leur sourire antique‖ et que l´écume insulte,Tendent vers moi leurs bras‖ indulgents et sculptés.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef gfg
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a mort / d’or masculine, non classiqueb sonores / aurores féminine, classiquea monarques / barques féminine, classiqueb purs / obscurs masculine, classiquea clairons / avirons masculine, classiqueb tumulte / insulte féminine, classiquea exaltés / sculptés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Paul Valery, Paris, Éditions de la N.R.F., 1933· numérisation poesies.net· Sources