Charmes, 1922
Fragments du Narcisse
Cur aliquid vidi ?
I
Que tu brilles enfin,‖ terme pur de ma course !
Ce soir, comme d’un cerf,‖ la fuite vers la sourceNe cesse qu’il ne tombe‖ au milieu des roseaux,Ma soif me vient abattre‖ au bord même des eaux.Mais, pour désaltérer‖ cette amour curieuse,Je ne troublerai pas‖ l’onde mystérieuse :Nymphes ! si vous m’aimez,‖ il faut toujours dormir !La moindre âme dans l’air‖ vous fait toutes frémir ;Même, dans sa faiblesse,‖ aux ombres échappée,Si la feuille éperdue‖ effleure la napée,Elle suffit à rompre‖ un univers dormant…Votre sommeil importe‖ à mon enchantement,Il craint jusqu’au frisson‖ d’une plume qui plonge !Gardez-moi longuement‖ ce visage pour songeQu’une absence divine‖ est seule à concevoir !Sommeil des nymphes, ciel,‖ ne cessez de me voir !
Rêvez, rêvez de moi !‖… Sans vous, belles fontaines,Ma beauté, ma douleur,‖ me seraient incertaines.Je chercherais en vain‖ ce que j’ai de plus cher,Sa tendresse confuse‖ étonnerait ma chair,Et mes tristes regards,‖ ignorants de mes charmes,À d’autres que moi-même‖ adresseraient leurs larmes…
Vous attendiez, peut-être,‖ un visage sans pleurs,Vous calmes, vous toujours‖ de feuilles et de fleurs,Et de l’incorruptible‖ altitude hantées,Ô Nymphes !… Mais docile‖ aux pentes enchantéesQui me firent vers vous‖ d’invincibles chemins,Souffrez ce beau reflet‖ des désordres humains !
Heureux vos corps fondus,‖ Eaux planes et profondes !Je suis seul !… Si les Dieux,‖ les échos et les ondesEt si tant de soupirs‖ permettent qu’on le soit !Seul !… mais encor celui‖ qui s’approche de soiQuand il s’approche aux bords‖ que bénit ce feuillage…Des cimes, l’air déjà‖ cesse le pur pillage ;La voix des sources change,‖ et me parle du soir ;Un grand calme m’écoute,‖ où j’écoute l’espoir.J’entends l’herbe des nuits‖ croître dans l’ombre sainte,Et la lune perfide‖ élève son miroirJusque dans les secrets‖ de la fontaine éteinte…Jusque dans les secrets‖ que je crains de savoir,Jusque dans le repli‖ de l’amour de soi-même,Rien ne peut échapper‖ au silence du soir…La nuit vient sur ma chair‖ lui souffler que je l’aime.Sa voix fraîche à mes vœux‖ tremble de consentir ;À peine, dans la brise,‖ elle semble mentir,Tant le frémissement‖ de son temple taciteConspire au spacieux‖ silence d’un tel site.
Ô douceur de survivre‖ à la force du jour,Quand elle se retire‖ enfin rose d’amour,Encore un peu brûlante,‖ et lasse, mais comblée,Et de tant de trésors‖ tendrement accabléePar de tels souvenirs‖ qu’ils empourprent sa mort,Et qu’ils la font heureuse‖ agenouiller dans l’or,Puis s’étendre, se fondre,‖ et perdre sa vendange,Et s’éteindre en un songe‖ en qui le soir se change.Quelle perte en soi-même‖ offre un si calme lieu !L’âme, jusqu’à périr,‖ s’y penche pour un DieuQu’elle demande à l’onde,‖ onde déserte, et digneSur son lustre, du lisse‖ effacement d’un cygne…À cette onde jamais‖ ne burent les troupeaux !D’autres, ici perdus,‖ trouveraient le repos,Et dans la sombre terre,‖ un clair tombeau qui s’ouvre…Mais ce n’est pas le calme,‖ hélas ! que j’y découvre !Quand l’opaque délice‖ où dort cette clarté,Cède à mon corps l’horreur‖ du feuillage écarté,Alors, vainqueur de l’ombre,‖ ô mon corps tyrannique,Repoussant aux forêts‖ leur épaisseur panique,Tu regrettes bientôt‖ leur éternelle nuit !Pour l’inquiet Narcisse,‖ il n’est ici qu’ennui !Tout m’appelle et m’enchaîne‖ à la chair lumineuseQue m’oppose des eaux‖ la paix vertigineuse !
Que je déplore ton‖ éclat fatal et pur,Si mollement de moi,‖ fontaine environnée,Où puisèrent mes yeux‖ dans un mortel azur,Les yeux mêmes et noirs‖ de leur âme étonnée !
Profondeur, profondeur,‖ songes qui me voyez,Comme ils verraient une autre vieDites, ne suis-je pas‖ celui que vous croyez,Votre corps vous fait-il envie ?
Cessez, sombres esprits,‖ cet ouvrage anxieuxQui se fait dans l’âme qui veille ;Ne cherchez pas en vous,‖ n’allez surprendre aux cieuxLe malheur d’être une merveille :Trouvez dans la fontaine‖ un corps délicieux…
Prenant à vos regards‖ cette parfaite proie,Du monstre de s’aimer‖ faites-vous un captif ;Dans les errants filets‖ de vos longs cils de soieSon gracieux éclat‖ vous retienne pensif ;
Mais ne vous flattez pas‖ de le changer d’empire.Ce cristal est son vrai séjour ;Les efforts mêmes de l’amourNe le sauraient de l’onde‖ extraire qu’il n’expire…
PIRE.Pire ?Quelqu’un redit Pire… Ô moqueur !Écho lointaine et prompte‖ à rendre son oracle !De son rire enchanté,‖ le roc brise mon cœur,Et le silence, par miracle,Cesse !… parle, renaît,‖ sur la face des eaux…Pire ?…Pire destin !… Vous le dites, roseaux,Qui reprîtes des vents‖ ma plainte vagabonde !Antres, qui me rendez‖ mon âme plus profonde,Vous renflez de votre ombre‖ une voix qui se meurt…Vous me le murmurez,‖ ramures !… Ô rumeurDéchirante, et docile‖ aux souffles sans figure,Votre or léger s’agite,‖ et joue avec l’augure…Tout se mêle de moi,‖ brutes divinités !Mes secrets dans les airs‖ sonnent ébruités,Le roc rit ; l’arbre pleure ;‖ et par sa voix charmante,Je ne puis qu’aux cieux‖ que je ne me lamenteD’appartenir‖ sans force d’éternels attraits !Hélas ! entre les bras‖ qui naissent des forêts,Une tendre lueur‖ d’heure ambiguë existe…Là, d’un reste du jour,‖ se forme un fiancé,Nu, sur la place pâle‖ où m’attire l’eau triste,Délicieux démon‖ désirable et glacé !
Te voici, mon doux corps‖ de lune et de rosée,Ô forme obéissante‖ à mes vœux opposée !Qu’ils sont beaux, de mes bras‖ les dons vastes et vains !Mes lentes mains, dans l’or‖ adorable se lassentD’appeler ce captif‖ que les feuilles enlacent ;Mon cœur jette aux échos‖ l’éclat des noms divins !
Mais que ta bouche est belle‖ en ce muet blasphème !
Ô semblable ! Et pourtant‖ plus parfait que moi-même,Éphémère immortel,‖ si clair devant mes yeux,Pâles membres de perle,‖ et ces cheveux soyeux,Faut-il qu’à peine aimés,‖ l’ombre les obscurcisse,Et que la nuit déjà‖ nous divise, ô Narcisse,Et glisse entre nous deux‖ le fer qui coupe un fruit !Qu’as-tu ?Ma plainte même est funeste ?Le bruitDu souffle que j’enseigne‖ à tes lèvres, mon double,Sur la limpide lame‖ a fait courir un trouble !Tu trembles !… Mais ces mots‖ que j’expire à genouxNe sont pourtant qu’une âme‖ hésitante entre nous,Entre ce front si pur‖ et ma lourde mémoire…Je suis si près de toi‖ que je pourrais te boire,Ô visage !… Ma soif‖ est un esclave nu…Jusqu’à ce temps charmant‖ je m’étais inconnu,Et je ne savais pas‖ me chérir et me joindre !Mais te voir, cher esclave,‖ obéir à la moindreDes ombres dans mon cœur‖ se fuyant à regret,Voir sur mon front l’orage‖ et les feux d’un secret,Voir, ô merveille, voir !‖ ma bouche nuancéeTrahir… peindre sur l’onde‖ une fleur de pensée,Et quels événements‖ étinceler dans l’œil !J’y trouve un tel trésor‖ d’impuissance et d’orgueil,Que nulle vierge enfant‖ échappée au satyre,Nulle ! aux fuites habile,‖ aux chutes sans émoi,Nulle des nymphes, nulle‖ amie, ne m’attireComme tu fais sur l’onde,‖ inépuisable Moi !…
II
Fontaine, ma fontaine,‖ eau froidement présente,Douce aux purs animaux,‖ aux humains complaisanteQui d’eux-mêmes tentés‖ suivent au fond la mort,Tout est songe pour toi,‖ Sœur tranquille du Sort !À peine en souvenir‖ change-t-il un présage,Que pareille sans cesse‖ à son fuyant visage,Sitôt de ton sommeil‖ les cieux te sont ravis !Mais si pure tu sois‖ des êtres que tu vis,Onde, sur qui les ans‖ passent comme les nues,Que de choses pourtant‖ doivent t’être connues,Astres, roses, saisons,‖ les corps et leurs amours !Claire, mais si profonde,‖ une nymphe toujoursEffleurée, et vivant‖ de tout ce qui l’approche,Nourrit quelque sagesse‖ à l’abri de sa roche,À l’ombre de ce jour‖ qu’elle peint sous les bois.Elle sait à jamais‖ les choses d’une fois…Ô présence pensive,‖ eau calme qui recueillesTout un sombre trésor‖ de fables et de feuilles,L’oiseau mort, le fruit mûr,‖ lentement descendus,Et les rares lueurs‖ des clairs anneaux perdus.Tu consommes en toi‖ leur perte solennelle ;Mais, sur la pureté‖ de ta face éternelle,L’amour passe et périt…Quand le feuillage éparsTremble, commence à fuir,‖ pleure de toutes parts,Tu vois du sombre amour‖ s’y mêler la tourmente,L’amant brûlant et dur‖ ceindre la blanche amante,Vaincre l’âme… Et tu sais‖ selon quelle douceurSa main puissante passe‖ à travers l’épaisseurDes tresses que répand‖ la nuque précieuse,S’y repose, et se sent‖ forte et mystérieuse ;Elle parle à l’épaule‖ et règne sur la chair.Alors les yeux fermés‖ à l’éternel étherNe voient plus que le sang‖ qui dore leurs paupières ;Sa pourpre redoutable‖ obscurcit les lumièresD’un couple aux pieds confus‖ qui se mêle, et se ment.Ils gémissent… La Terre‖ appelle doucementCes grands corps chancelants,‖ qui luttent bouche à bouche,Et qui, du vierge sable‖ osant battre la couche,Composeront d’amour‖ un monstre qui se meurt…Leurs souffles ne font plus‖ qu’une heureuse rumeur,L’âme croit respirer‖ l’âme toute prochaine,Mais tu sais mieux que moi,‖ vénérable fontaine,Quels fruits forment toujours‖ ces moments enchantés !Car, à peine les cœurs‖ calmes et contentésD’une ardente alliance‖ expirée en délices,Des amants détachés‖ tu mires les malices,Tu vois poindre des jours‖ de mensonges tissus,Et naître mille maux‖ trop tendrement conçus !Bientôt, mon onde sage,‖ infidèle et la même,Le Temps mène ces fous‖ qui crurent que l’on aimeRedire à tes roseaux‖ de plus profonds soupirs !Vers toi, leurs tristes pas‖ suivent leurs souvenirs…Sur tes bords, accablés‖ d’ombres et de faiblesse,Tout éblouis d’un ciel‖ dont la beauté les blesseTant il garde l’éclat‖ de leurs jours les plus beaux,Ils vont des biens perdus‖ trouver tous les tombeaux…« Cette place dans l’ombre‖ était tranquille et nôtre ! »« L’autre aimait ce cyprès,‖ se dit le cœur de l’autre,« Et d’ici, nous goûtions‖ le souffle de la mer ! »Hélas ! la rose même‖ est amère dans l’air…Moins amers les parfums‖ des suprêmes fuméesQu’abandonnent au vent‖ les feuilles consummées !…Ils respirent ce vent,‖ marchent sans le savoir,Foulent aux pieds le temps‖ d’un jour de désespoir…Ô marche lente, prompte,‖ et pareille aux penséesQui parlent tour à tour‖ aux têtes insensées !La caresse et le meurtre‖ hésitent dans leurs mains,Leur cœur, qui croit se rompre‖ au détour des chemins,Lutte, et retient à soi‖ son espérance étreinte.Mais leurs esprits perdus‖ courent ce labyrintheOù s’égare celui‖ qui maudit le soleil !Leur folle solitude,‖ à l’égal du sommeil,Peuple et trompe l’absence ;‖ et leur secrète oreillePartout place une voix‖ qui n’a point de pareille.Rien ne peut dissiper‖ leurs songes absolus ;Le soleil ne peut rien‖ contre ce qui n’est plus !Mais s’ils traînent dans l’or‖ leurs yeux secs et funèbres,Ils se sentent des pleurs‖ défendre leurs ténèbresPlus chères à jamais‖ que tous les feux du jour !Et dans ce corps caché‖ tout marqué de l’amourQue porte amèrement‖ l’âme qui fut heureuse,Brûle un secret baiser‖ qui la rend furieuse…
Mais moi, Narcisse aimé,‖ je ne suis curieuxQue de ma seule essence ;Tout autre n’a pour moi‖ qu’un cœur mystérieux,Tout autre n’est qu’absence.Ô mon bien souverain,‖ cher corps, je n’ai que toi !Le plus beau des mortels‖ ne peut chérir que soi…
Douce et dorée, est-il‖ une idole plus sainte,De toute une forêt‖ qui se consume, ceinte,Et sise dans l’azur‖ vivant par tant d’oiseaux ?Est-il don plus divin‖ de la faveur des eaux,Et d’un jour qui se meurt‖ plus adorable usageQue de rendre à mes yeux‖ l’honneur de mon visage ?Naisse donc entre nous‖ que la lumière unitDe grâce et de silence‖ un échange infini !Je vous salue, enfant‖ de mon âme et de l’onde,Cher trésor d’un miroir‖ qui partage le monde !Ma tendresse y vient boire,‖ et s’enivre de voirUn désir sur soi-même‖ essayer son pouvoir !Ô qu’à tous mes souhaits,‖ que vous êtes semblable !Mais la fragilité‖ vous fait inviolable,Vous n’êtes que lumière,‖ adorable moitiéD’une amour trop pareille‖ à la faible amitié !Hélas ! la nymphe même‖ a séparé nos charmes !Puis-je espérer de toi‖ que de vaines alarmes ?Qu’ils sont doux les périls‖ que nous pourrions choisir !Se surprendre soi-même‖ et soi-même saisir,Nos mains s’entremêler,‖ nos maux s’entre-détruire,Nos silences longtemps‖ de leurs songes s’instruire,La même nuit en pleurs‖ confondre nos yeux clos,Et nos bras refermés‖ sur les mêmes sanglotsÉtreindre un même cœur,‖ d’amour prêt à se fondre…Quitte enfin le silence,‖ ose enfin me répondre,Bel et cruel Narcisse,‖ inaccessible enfant,Tout orné de mes biens‖ que la nymphe défend…
III
… Ce corps si pur, sait-il‖ qu’il me puisse séduire ?De quelle profondeur‖ songes-tu de m’instruire,Habitant de l’abîme,‖ hôte si précieuxD’un ciel sombre ici-bas‖ précipité des cieux ?Ô le frais ornement‖ de ma triste tendanceQu’un sourire si proche,‖ et plein de confidence,Et qui prête à ma lèvre‖ une ombre de dangerJusqu’à me faire craindre‖ un désir étranger !Quel souffle vient à l’onde‖ offrir ta froide rose !…J’aime… J’aime !… Et qui donc‖ peut aimer autre choseQue soi-même ?…Toi seul, ô mon corps, mon cher corps,Je t’aime, unique objet‖ qui me défends des morts.
Formons, toi sur ma lèvre,‖ et moi, dans mon silence,Une prière aux dieux‖ qu’émus de tant d’amourSur sa pente de pourpre‖ ils arrêtent le jour !…Faites, Maîtres heureux,‖ Pères des justes fraudes,Dites qu’une lueur‖ de rose ou d’émeraudesQue des songes du soir‖ votre sceptre reprit,Pure, et toute pareille‖ au plus pur de l’esprit,Attende, au sein des cieux,‖ que tu vives et veuilles,Près de moi, mon amour,‖ choisir un lit de feuilles,Sortir tremblant du flanc‖ de la nymphe au cœur froid,Et sans quitter mes yeux,‖ sans cesser d’être moi,Tendre ta forme fraîche,‖ et cette claire écorce…Oh ! te saisir enfin !‖… Prendre ce calme torsePlus pur que d’une femme‖ et non formé de fruits…Mais, d’une pierre simple‖ est le temple où je suis,Où je vis… Car je vis‖ sur tes lèvres avares !…Ô mon corps, mon cher corps,‖ temple qui me séparesDe ma divinité,‖ je voudrais apaiserVotre bouche… Et bientôt,‖ je briserais, baiser,Ce peu qui nous défend‖ de l’extrême existence,Cette tremblante, frêle,‖ et pieuse distanceEntre moi-même et l’onde,‖ et mon âme, et les dieux !Adieu… Sens-tu frémir‖ mille flottants adieux ?Bientôt va frissonner‖ le désordre des ombres !L’arbre aveugle vers l’arbre‖ étend ses membres sombres,Et cherche affreusement‖ l’arbre qui disparaît…Mon âme ainsi se perd‖ dans sa propre forêt,Où la puissance échappe‖ à ses formes suprêmes…L’âme, l’âme aux yeux noirs,‖ touche aux ténèbres mêmes,Elle se fait immense‖ et ne rencontre rien…Entre la mort et soi,‖ quel regard est le sien !
Dieux ! de l’auguste jour,‖ le pâle et tendre resteVa des jours consumés‖ joindre le sort funeste ;Il s’abîme aux enfers‖ du profond souvenir !Hélas ! corps misérable,‖ il est temps de s’unir…Penche-toi… Baise-toi.‖ Tremble de tout ton être !L’insaisissable amour‖ que tu me vins promettrePasse, et dans un frisson,‖ brise Narcisse, et fuit…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 132[aa] 1[ababcbc] 7[abab] 1[ababa] 2[abba]
- Mètre
- Alexandrins surtout (312 de 12, 7 de 8, 2 de 6)· profil 6, 8, 6=6
- Mots à la rime
- a course / source féminine, classiqueb roseaux / eaux masculine, classiquec curieuse / mystérieuse féminine, classiqued dormir / frémir masculine, classiquee échappée / napée féminine, classiquef dormant / enchantement masculine, classiqueg plonge / songe féminine, classiqueh concevoir / voir masculine, classiquea fontaines / incertaines féminine, classiqueb cher / chair masculine, classiquec charmes / larmes féminine, classiquea pleurs / fleurs masculine, classiqueb hantées / enchantées féminine, classiquec chemins / humains masculine, classiquea profondes / ondes féminine, classiqueb soit / soi masculine, non classiquec feuillage / pillage féminine, classiqued soir / l’espoir masculine, classiquee sainte / éteinte féminine, classiquef miroir / savoir / soir masculine, classiqueg soi-même / l’aime féminine, classiqueh consentir / mentir masculine, classiquei tacite / site féminine, classiquea jour / d’amour masculine, classiqueb comblée / accablée féminine, classiquec mort / l’or masculine, classiqued vendange / change féminine, non classiquee lieu / Dieu masculine, classiquef digne / cygne féminine, classiqueg troupeaux / repos masculine, classiqueh s’ouvre / découvre féminine, classiquei clarté / écarté masculine, classiquej tyrannique / panique féminine, classiquek nuit / qu’ennui masculine, classiquel lumineuse / vertigineuse féminine, non classiquea pur / azur masculine, classiqueb environnée / étonnée féminine, classiquea voyez / croyez masculine, classiqueb vie / envie féminine, classiquea anxieux / cieux / délicieux masculine, classiqueb veille / merveille féminine, classiquea proie / soie féminine, classiqueb captif / pensif masculine, classiquea d’empire / n’expire féminine, classiqueb séjour / l’amour masculine, classiquea PIRE / Pire / moqueur / cœur masculine, classiqueb oracle / miracle féminine, classiquec eaux / Pire / roseaux masculine, classiqued vagabonde / profonde féminine, classiquee meurt / rumeur masculine, classiquef figure / l’augure féminine, classiqueg divinités / ébruités masculine, non classiqueh charmante / lamente féminine, classiquei attraits / forêts masculine, classiquej existe / triste féminine, classiquek fiancé / glacé masculine, classiquea rosée / opposée féminine, classiqueb vains / divins masculine, classiquec lassent / enlacent féminine, classiquea blasphème / moi-même féminine, classiqueb yeux / soyeux masculine, classiquec obscurcisse / Narcisse féminine, classiqued fruit / tu / funeste / bruit masculine, classiquee double / trouble féminine, classiquef genoux / nous masculine, classiqueg mémoire / boire féminine, classiqueh nu / inconnu masculine, classiquei joindre / moindre féminine, classiquej regret / secret masculine, classiquek nuancée / pensée féminine, classiquel l’œil / d’orgueil masculine, classiquem satyre / m’attire féminine, classiquen émoi / Moi masculine, classiquea présente / complaisante féminine, classiqueb mort / Sort masculine, classiquec présage / visage féminine, classiqued ravis / vis masculine, classiquee nues / connues féminine, classiquef amours / toujours masculine, classiqueg l’approche / roche féminine, classiqueh bois / fois masculine, classiquei recueilles / feuilles féminine, classiquej descendus / perdus masculine, classiquek solennelle / éternelle féminine, classiquel périt / épars / parts masculine, classiquem tourmente / amante féminine, classiquen douceur / l’épaisseur masculine, classiqueo précieuse / mystérieuse féminine, classiquep chair / éther masculine, classiqueq paupières / lumières féminine, classiquer ment / doucement masculine, classiques bouche / couche féminine, classiqueu prochaine / fontaine féminine, classiquev enchantés / contentés masculine, non classiquew délices / malices féminine, classiquex tissus / conçus masculine, classiquey même / aime féminine, classiquez soupirs / souvenirs masculine, classiquea faiblesse / blesse féminine, classiqueb beaux / tombeaux masculine, classiquec nôtre / l’autre féminine, classiqued mer / l’air masculine, classiquee fumées / consummées féminine, classiquef savoir / désespoir masculine, classiqueg pensées / insensées féminine, classiqueh mains / chemins masculine, classiquei étreinte / labyrinthe féminine, classiquej soleil / sommeil masculine, classiquek oreille / pareille féminine, classiquel absolus / plus masculine, classiquem funèbres / ténèbres féminine, classiquen jour / l’amour masculine, classiqueo heureuse / furieuse féminine, classiquea curieux / mystérieux masculine, classiqueb essence / qu’absence féminine, classiquec toi / soi masculine, classiquea sainte / ceinte féminine, classiqueb d’oiseaux / eaux masculine, classiquec usage / visage féminine, classiqued unit / infini masculine, classiquee l’onde / monde féminine, classiquef voir / pouvoir masculine, non classiqueg semblable / inviolable féminine, classiqueh moitié / amitié masculine, classiquei charmes / alarmes féminine, classiquej choisir / saisir masculine, classiquek s’entre-détruire / s’instruire féminine, classiquel clos / sanglots masculine, classiquem fondre / répondre féminine, classiquen enfant / défend masculine, classiquea séduire / m’instruire féminine, classiqueb précieux / cieux masculine, classiquec tendance / confidence féminine, classiqued danger / étranger masculine, classiquee rose / chose féminine, classiquef même / corps / morts masculine, classiquea d’amour / jour masculine, classiqueb fraudes / d’émeraudes féminine, classiquec reprit / l’esprit masculine, classiqued veuilles / feuilles féminine, classiquee froid / moi masculine, classiquef écorce / torse féminine, classiqueg fruits / suis masculine, non classiqueh avares / sépares féminine, classiquei apaiser / baiser masculine, classiquej existence / distance féminine, classiquek dieux / adieux masculine, classiquel ombres / sombres féminine, classiquem disparaît / forêt masculine, classiquen suprêmes / mêmes féminine, classiqueo rien / sien masculine, classiquea reste / funeste féminine, classiqueb souvenir / s’unir masculine, classiquec être / promettre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.8· écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
321 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Charmes, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1922· numérisation poesies.net· Sources