Charmes, 1922
La Ceinture
Quand le ciel couleur d’une joueLaisse enfin les yeux le chérirEt qu’au point doré de périrDans les roses le temps se joue,
Devant le muet de plaisirQu’enchaîne une telle peinture,Dans une Ombre à libre ceintureQue le temps est près de saisir.
Cette ceinture vagabondeFait dans le souffle aérienFrémir le suprême lienDe mon silence avec ce monde…
Absent, présent… Je suis bien seul,Et sombre, ô suave linceul !
Versification
- Forme
- Sonnet élisabéthain (sonnet)
- Rimes
- abba cddc effe gg
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a joue féminine, classiqueb chérir / périr masculine, classiquea plaisir / saisir masculine, classiqueb peinture / ceinture féminine, classiquea vagabonde / monde féminine, classiqueb aérien / lien masculine, classiquea seul / linceul masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 4.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Charmes, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1922· numérisation poesies.net· Sources