Fleurs sauvages, 1910
Un Rêve
Pour le concours de Gaétane
J'ai rêvé pour nous deux‖ d'un éternel printempsAvec un soleil d'or‖ égayant la colline,Ou nous allons souvent‖ lorsque le jour s'incline,Tout émus, contempler‖ les déclins éclatants.
Sur le riant plateau‖ que le zénith domine,A l'ombre des vieux pins‖ qui bravent les autans,Nous y ferions bâtir‖ à l'épreuve du tempsUn asile au bonheur,‖ à l'extase divine !
Nous verrions là des ans‖ dénier l'heureux cours ;Seul le babil des nids‖ troublerait le silenceDe ce très doux séjour‖ borné dans sa distance.
Des rosiers fleuriraient‖ sans craindre les retoursDes âpres vents d'automne,‖ et notre amour immenseCaptif en cet Éden,‖ rayonnerait… toujours !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 2[abba] 1[abbaba]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a printemps / éclatants masculine, classiqueb colline / s'incline féminine, classiquea domine / divine féminine, classiqueb autans / temps masculine, classiquea cours / retours / toujours masculine, classiqueb silence / distance / immense féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fleurs sauvages, MONTRÉAL, LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE, 1910· numérisation Project Gutenberg· Sources